(cc) by-nc-sa by Ernest Morales

Quelques réflexions sur les incidents liés au parcours de la [tag]flamme[/tag] [tag]olympique[/tag], que cela soit à Londres, Paris, Frisco, et bientôt près de chez vous.

Les vrais [tag]jeux olympiques[/tag] c’est maintenant. Jacques [tag]Rogge[/tag] ayant décrété que la flamme continuera son parcours ,vous allez voir que l’émulation autour de cette contestation va grandir au fur et à mesure que la flamme diminue. Des jeux olympiques de la contestation : pour une fois peut-être que la France pourrait décrocher la médaille d’or. Chaque pays va tenter de décrocher la médaille du plus gros bordel. Les chinois ont eu une sage idée de ne pas faire passer la flamme par [tag]Seattle[/tag] ou Gênes.

C’est débile de dire que le Pro-Tibetlibrisme est un effet de mode. Même si c’est vrai, et alors ? Il y a des modes tout de même plus utiles que d’autres, non ? Il vaut mieux sombrer dans la mode [tag]Pro-Tibet[/tag] que Pro-triades chinoises, Pro-Ana, ou Pro-blagues racistes dans les stades.

C’est débile de dire que quand on défend le [tag]Tibet[/tag], pendant ce temps on défend pas plein d’autres causes tout aussi voire plus importantes. Je pense que l’un ne s’oppose pas à l’autre et que le corps humain ne dispose pas d’une seule case dédié au combat humanitaire. Si M. et Mme Dupont et leur fils Kevin sont capables de regarder Super Nanny le dimanche, la Nouvelle star le Mercredi et Julie Lescaut le Jeudi, je pense qu’ils peuvent aussi cumuler à terme les causes.

Chacun est à sa place. J’adore la notion de système, l’existence de forces antagonistes qui ont toutes leur raison d’être et contribuent à la naissance d’un autre système. Les flics font leur rôle de flic, les manifestants ont fait très bien leur boulot de manifestant, les gardes de la flamme chinois font bien les cons, la télé idem, les sportifs font du sport, les commerçants commercent, les politiques font de la diplomatie. Le parcours de la flamme n’aurait pas été médiatisé dans toute l’Europe si il n’y avait pas eu ces affrontements.

Au centre de ce système, brinquebalés à droite et à gauche, les sportifs, partagés entre l’abjection des organisateurs et le dégout de se faire cracher dessus par la foule.

Symbole de ce déchirement, David [tag]Douillet[/tag], dont je ne suis habituellement pas fan mais qui, le jour de la flamme parisienne, aurait volontiers balancé une claque à la fois aux manifestants, et à la fois aux organisateurs chinois lui éteignant la flamme avec un détachement incroyable. Je l’ai trouvé ce jour là d’une humanité assez touchante.

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