MONSTROCRATIE

MONSTROCRATIE

14 Mars 2014, 4 heures du matin

Le Président de la République débarqua dans la salle de réunion de l’Elysée en imperméable et mules, et l’espace d’un instant le général Ronceau imagina son illustre chef des armées en ouvrir les pans pour révéler à toute la cellule de crise estomaquée sa zigounette en clamant un slogan de type “vous vouliez la voir ? La voilà !”.
Ronceau ferma très fort les yeux pour chasser cette idée de son esprit.

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Zanouk

Zanouk

Le petit malaisien se mit à sourire, et plongea la main dans sa veste Ermenegildo Zegna pour en sortir un joint de la taille d’un radis noir.

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Jim Miller

Jim Miller

Bonne année.

Il y a presque 3 ans de cela on s’était amusé chez Bienbienbien à définir le cycle de vie d’un lien, en décrivant ses différents stades de fraîcheur, dont le premier était comparé à l’ikezukuri, ce poisson que l’on mange encore vivant au japon, denrée fine et précieuse, graal du bon lien, encore intouché par des centaines de retweets.
L’article parlait surtout d’une course, d’un enjeu de vitesse, et l’ikezukuri pointait surtout des liens intéressants.
Depuis tout cela les choses ont changé, ta maman est sur twitter, les twittos à la télé, les animateurs au cimetière, that’s complicated.

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Le Point Filk

Le Point Filk

L’ascenseur vitré monta les six étages dans un grand silence. Hector aurait vraiment préféré qu’il fasse du bruit, afin de se convaincre que malgré les apparences l’entreprise était une entreprise normale, avec son quotidien, ses ascenseurs qui soufflent et sonnent, cela aurait été une bonne entrée en matière, cela commençait donc mal.
Il pénétra dans le hall vide et épuré, une clinique. Au sol un gigantesque logo de l’entreprise luisait d’un blanc mat, il devait éclairer toutes les culottes de jupes qui traversaient la salle sans que ça n’ait la moindre utilité.

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La fête à l’envers

La fête à l’envers

Il va souvent à des fêtes à l’envers, dans lesquelles il commence la soirée allongé.
Baignant dans son vomi, vidant un dernier verre, se demandant qui va le raccompagner.

Puis il s’agenouille, un peu étourdi, la musique prenant des sens inattendus.
Souriant à tout le monde, il importune les filles, dont il ne regarde que les seins et le cul.

Puis il danse un peu, refermant sa chemise, asséchant la sueur
que provoquent ses mouvements.
Il se recoiffe d’un geste, et récolte quelques bises
de quelques connaissances qu’il voit en arrivant.

Il salue le videur, fait mine d’être parfait, envoie quelques textos dans la file d’attente.
Il expose à la nuit son visage parfumé, tripotant dans sa poche une pastille à la menthe.

Sur le trottoir d’en face, une brune aux yeux d’amour lui sourit comme si elle le connaissait déjà.
Puis lui tournant le dos, elle s’en va pour toujours,
se dirigeant sûrement vers une fête à l’endroit.

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