Picture : (cc) Phil Dokas

Ou vous découvrirez, après le jump, comment une absinthe suédoise, le Malört, dont le gout infâme et amer est réservé aux durs de durs, a donné naissance à un groupe Flickr qui collectionne les plus  belles grimaces de ses premières gorgées. Authentique.


C’est le genre d’histoires que j’aime, parce que ça parle de réappropriation culturelle.
Le Malört, nom générique de l’absinthe en Suède, s’est popularisé à  Chicago dès le début des années 30 lorsqu’un immigrant suédois, Carl Jeppson, se met à produire sa version du breuvage alcoolisé, entre les murs de la South Side’s Red Horse Distillery.

La fautive.

Mais le Malört, et surtout le Jeppsen Mälort ont cette particularité d’être pratiquement imbuvables. Cela a même été le slogan marketing de la société que j’ai trouvé sur wikipedia :

La plupart de ceux qui boiront pour la première fois la Jeppsen la recracheront. Son gout fort et prononcé n’est pas destiné à tout le monde. Notre liqueur est rugueuse et presque brutale au palais. Pendant presque 60 ans de distribution sur le sol des Etats-Unis, nous avons pu observer que seulement un homme sur 49 peut supporter la liqueur. Avant qu’il ne disparaisse, Carl Jeppson se plaisait à dire, ‘Mon Malört est produit pour ce groupe unique de buveurs qui n’aiment pas les saveurs fades ou légères.’

[A la première gorgée] la saveur semble durer une éternité. Le premier shot est dur à avaler ! PERSERVEREZ [sic]. Passez le cap des deux premiers verres, et au troisième…vous pourriez être des nôtres pour toujours.( traduction à la rache via wikipedia )

La boisson suédoise, par fierté locale et pour son originalité, est plus connue à Chicago que dans n’importe quel endroit du monde. Et, plus particulièrement, elle a été adoptée par la communauté des bikers, qui ont trouvé en elle un rite de passage obligatoire  et une boisson pas-pour-les-pédés idéales. Le tout Made in USA.

Il existe même aux Etats-Unis un Mälort Mile High Club, vous permettant de recevoir un beau t-shirt Mälort si vous avez le courage et les tripes d’en boire plus de 50 dans votre vie.

La première gorgée de Malört, vous l’aurez compris, est donc un rite initiatique, une expérience unique, et aussi une bonne occasion de se poiler.
C’est la raison pour laquelle un groupe de joyeux drilles suédois et américains ont fondé un Flickr Group dédié aux photos de premières gorgées de Mälort, pour immortaliser le moment.

Voilà donc la belle histoire de la Mälort. SI vous avez apprécié l’article, votez donc dans WIkio, ou payez-moi une bouteille !

Ou peut-être qu’un blogueur comme Titir à Chicago ou Lugnet en Suède peuvent me trouver du Malört…

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