Une playlist rapidement tweetée mais qui vaut son pesant de cacahouètes pour les longs trajets en voiture, et plus si affinités. Quelques présentations d’usage avant tout. (cc stuc)

[HTML1] Henry Michel’s Country & Bluegrass anwa.

On ouvre avec le “Kentucky Means Paradise“, par The Green River Boys & l’incontournable Glen Campbell, fantastique chansonnette à la gloire de l’Etat du poulet frit, un démarrage et des paroles malines comme des petits singes qui pisseraient dans un chapeau de shériff. “You take a K, a E a N and a T,a U, and a C K Y. That spells..” On enchaine avec avec “When you’re Hot, you’re Hot“, par Jerry Reed, un artiste qui certes se situe hors des canons de la country, un type que j’ai toujours trouvé émouvant et qui a croisé la route d’Elvis, ce dernier ayant repris quelques-unes de ses chansons, et Chet Atkins. Le “Guitar Town” qui suit est terriblement orthodoxe, ça parle de hometown et d’hang around. Je me devais de mentionner Steve Earle, en bon fan tout court, et aussi en fan de The Wire, où il interprète dans la saison 5 ET la reprise de “Way down in The Hole”, ET le personnage de Walon. David Allan Coe, figure culte de la country, enchaîne avec “You never called me by my name“. J’aime cette chanson, assez emblématique du jeu formel qu’entretient le chanteur de country avec les codes du genre, puisqu’il se permet une incursion iconoclaste et assez LOL (toutes proportions gardées hein) aux 3/4 du morceau :

“Well, a friend of mine named Steve Goodman wrote that song
And he told me it was the perfect country-western song
I wrote him back a letter and told him it was NOT the perfect country-western song because he hadn’t said anything at all about
mama, or trains, or trucks, or prison, or gettin’ drunk.
Well, he sat down and wrote another verse to the song and he sent it to me
And after reading it, I realized that my friend had written the perfect country-western song.
And I felt obliged to include it on this album. The last verse goes like this here:

Well, I was drunk the day my Mom got outta prison.
And I went to pick her up in the rain.
But, before I could get to the station in my pickup truck
She got runned over by a damned old train.”

ahahah. Il y a aussi beaucoup d’humour, dans l’univers cinématographique du “Buenas Tardes Amigo” de Ween qui suit. Une des premières chansons que j’ai appris à la gratte d’ailleurs. Vengeance, chaleur, et chorus fantastique de guitare à sombrero. Un incontournable. On reprend un peu de fraîcheur ensuite avec une ballade que j’adore, “The Most Beautiful Girl“, par Charlie Rich, aux accents Bacharesques. Et puis comme très souvent dans les chansons Country, les paroles sont beaucoup plus astucieuses que l’on ne pourrait le croire – “hey vous n’avez pas vu la fille la plus belle du monde ? Si c’est le cas , est-ce qu’elle pleure ? Dites lui que je suis désolé “.
Je me devais de faire figurer la magnifique et moins novatrice “The Grand Tour” de George Jones, juste parce que j’adore comme il prononce Grand Tour. C’est mon droit, c’est ma playlist. Il aura fallu attendre 6 pistes pour enfin avoir sa dose de banjo et de fiddle, avec The Ballad Of Jed Clampett., par The Billy-Bob Banjo Band. Assez classique pour le moment, parce que plus tard viendra une grosse furieuse dans le genre.
Si vous cherchez à démissionner avec brio, écoutez Johnny Paycheck et son “Take this Job and Shove It“, qui veut bien dire ce qu’il veut dire. La bio de Paycheck vaut le détour, le gars aimait la castagne, la contestation sociale et le touche féfesse. Une sorte de Joey Starr meets Bernard Thibaud. Joey Thibaud.
Un autre dur de dur, incontournable, Merle Haggard, sa bio est également très musclée, avec son lot de prisons et de coups de boules. “Im bringin’ home good news“.
Chanteur beaucoup plus sage, et dont j’adore la voix, John Denver, prop’ sur lui et gueule d’ingénieur informaticien perdu dans un ranch, avec “Thanks God I’m a Country Boy “, et il a un super anorak sans manches. J’enchaine avec encore un morceau de Glen Campbell, seul artiste à se retrouver deux fois dans la playlist, avec “Walkin’ Down The Line“, tiré du superbe album “The Astounding 12-string Guitar Of Glenn Campbell”.
Voilà la furieuse du banjo promise quelques lignes plus haut : Wanda Vick qui nous fait un “Wanda’s Breakdown“. Holy shit girl, slow down ! Terrible. Puisque l’on en est à parler femmes, je ne pouvais pas laisser Dolly de côté, mais elle ne m’en aurait pas voulu car c’est avec facilité que Dolly pardonne. “The Better Part of Life“. Ce sont les Little Willies qui prennent la suite avec “Tennessee Stud“. Vous reconnaitrez peut-être la voix de la chanteuse, une certaine Norah Jones. Ensuite, “Midnight Rider“, par Waylon Jennings, un de mes préférés, une prod un peu plus soul, on a tellement envie de rouler quand on entend ça.
Les deux derniers morceaux sont un peu diaboliques – à l’entame le wtf  ‘The Devil Went Down To Georgia” de Charlie Daniels, ou le diable se prend une branlée lors d’un concours de fiddle.

On ne pouvait pas terminer sans citer Johnny Cash, avec “The Man Comes Around“, incroyable chanson Barjavelienne, reboostée il y a quelques années par l’ intro de Dawn of The Dead 2004 (le meilleur passage du film). Et puis des jeux de mots jubilatoires, genre “No Shalom, no Shall Home”, toussa.

Voilà pour la description du parcours. Alors vous pourriez vous demander “Mais y-a-t-il une raison précise pour laquelle il a passé autant de temps à expliquer un par un ces putains de morceaux ?”.
Bien sûr qu’il y a une raison, ahah, vous ne pensiez tout de même pas que j’allais me coltiner ces explications pour rien.
La raison, la voici : figurez-vous que la t

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