Pour Midi Festival, qui commence Vendredi, on a développé une chouette appli iphone en partenariat avec la société californienne MobileRoadie.
C’est une appli simple et sans prétention, et qui n’a rien d’un gadget. On y trouve un player de morceaux des artistes programmés, leur bio. On peut acheter leurs albums via Itunes Store. On peut trouver facilement les deux sites de concerts avec google maps. Y’a un Fan Wall, sorte de twitter interne à l’app, pour poster des questions, des remarques ou des photos. Y’a le programme des concerts, on peut dire qu’on aime, et pour ceux qui n’auront pas la chance de venir ce week-end à l’évènement, ils pourront suivre ces live tweets, photos, et même des flux ustreams qu’on tournera pendant l’évènement. Vous pouvez la télécharger ici, elle est gratuite, et il vous faut pour l’instant l’OS4.
J’avais remarqué la société MobileRoadie via l’appli du Midem, qui m’avait vraiment séduite par sa simplicité. En quelques mois la boite est devenue grosse. Leur solution, qui permet de créer une app iphone comme l’on crée un blog , via une interface d’administration hyper simple, est absolument géniale. Ils la vendent comme des petits pains.
J’avais donc tapé à la porte du boss, Michael Schneider, un jeune gars busy mais sympa. Il a tout de suite compris quel était le Festival, qu’on n’était pas gros, pleins d’ambitions et d’envies par rapport au web, et passionnés. Il a été ok pour nous faire une très grosse ristourne sur les frais de développement, ce qui a permis l’application possible. Le hasard a fait que l’accord s’était conclu à Cannes, pendant sa présence au Mip – d’ailleurs, dépourvu d’accrédit pour rentrer au Palais des Festivals, mon dernier recours avait été de pousser un appel à l’aide sur twitter. Une twittos bossant à la Warner, que je ne connaissais pas, me donna le tel d’une collègue qui pourrait me dépanner pour deux heures en me filant l’accredit d’un technicien. Me voilà donc passant la barrière des vigiles de l’entrée, avec un pass de la Warner, orné de la photo d’un gars plus mince que moi d’une vingtaine de kilos, pour rencontrer 20 minutes un californien fabriquant des apps. Le tout entre midi et deux, dans un univers à mille lieux de mon vrai travail de la vraie vie.
Le Midi Festival French Riviera est un festival de trois jours, sous la pinède, jouissant d’une jauge d’environs 500 personnes par soir, et se déroulant à la Villa Noailles, Hyères, chaque été, depuis 5 ans.
On y joue des musiques , sans ghettos de genres, pour peu qu’elles soient de belles découvertes – Midi est un festival défricheur, mais pas seulement.
J’ai une position très privilégiée lors de ce Festival : je fais partie de l’équipe, m’occupant de la résonance de Midi sur le web. Mon travail se déroulant plutôt en amont, j’ai le luxe de profiter pleinement des trois soirées du festival, des artistes, et du public parmi lequel beaucoup de mes amis balancent la tête.
Quelques photos et instants volés de cette édition 2009, avec déjà la nostalgie de ces trois jours. Get Back Guinozzi : ce sont mes amis, j’en ai déjà parlé sur ce blog, souvent en easter egg. Fred et Eglantine sont à l’origine de ce groupe tropicalo-pop, une sorte de kid créole dont le métissage aurait raté et qui aurait les yeux fous et joyeux. Les Get Back Guinozzi ont réçemment signé chez Fat Cat Records et leur 1er album intitulé Low Files Tropical sortira le 19 Octobre. Vous en réentendrez parler…
Jeffrey Lewis & The Junkyard : C’est avec son frère que Jeffrey Lewis a emballé un concert péchu et surprenant – je m’attendais à l’antifolk habituelle du maestro, on a plutôt eu le droit à une folk-rock fort majestueuse, contrôlée et tournée vers le public. Une mutation que Jeffrey Lewis a su opérer là ou ses contemporains du Sidewalk Cafe se sont peut être embourbés. A force d’écumer les salles de concerts, les bras frêles du garçons se sont sacrément musclés, au sens propre comme au sens figuré. Très bonne surprise.
Telepathe – deux new yorkaises que j’attendais beaucoup, attiré par les tracks de leur myspace. Petite déception pour ma part. Un set pas très généreux, un peu mou, et guère contrôlé. Les voix n’étaient pas calées, hésitantes, je suis resté sur ma faim et m’attendait à beaucoup plus de rage et d’énergie. Et peut être à un set un peu plus sexe. C’est très macho de ma part, car je n’attendais pas ça de Jeffrey Lewis.
Dent May and his Magnificient Ukulele : ce garçon aux faux airs de geek en robe de chambre a fait preuve, aussi bien sur la plage du Bikini qu’à la villa Noailles, d’un plaisir de faire de la musique, de partager, et de s’amuser qui a enchanté les festivaliers. Un chansonnier appliqué et enjoué. Voir plus bas pour les films de la blogo, avec une séquence très sympa sur la plage.
Libé a fait peut être l’erreur de sortir son papier pendant le Festival à la fin du deuxième jour, en qualifiant Mahjongg de claque du Festival. C’était vrai….jusqu’au lendemain et la bombe Skeleton$. Les mathématiciens de Mahjongg, dont j’attendais un set expérimental et un peu bruitiste, ont révélé un coté dancefloor filler très surprenant – du gros sons, du beat electro et percussif live, une vrai symbiose calculée, et comme je l’avais écrit dans le programme, “retombant toujours sur ses pattes, comme un chat cinglé”.
Arto Lindsay seul - c’est une configuration rare et une expérience musicale assez élevée – il faut aimer grimper, subir les assauts électriques et noisy de sa douze corde, brusquement adoucis par sa voix douce et impeccable.
The Wave Pictures – un ancien “CD-R Band” Londonien hyper agréable, carré comme il faut, chanteur bogoss et très bon son.
Skeleton$ : le groupe qui a mis tout le monde d’accord, dernier concert du dernier soir – expérience énorme pour tous les spectateurs, toutes générations et backgrounds confondus. Un chanteur Malkmusien qui aurait terminé sa révolution intérieure, des guitaristes longs couteaux hyper racés, collectifs mais capables de monter dans la surface de réparation en un clin d’oeil.
Une sorte de Rock/Jazz prog, mais teinté d’une humidité hard rock et eighties qui enlève tout l’aspect aride de ces compositions cassées, foutraques, et d’une envergure zeppelinienne. J’y ai reconnu ce que j’aimais beaucoup de Faith No More et Mr Bungle, mais avec beaucoup plus d’ambition et de passerelles entre les styles.
Playlist : j’ai aussi l’honneur à chaque édition de passer quelques disques entre les artistes. Voici ma sélection du 1er jour, avant Get Back Guinozzi, et avant Arto Lindsay.
People : parmi les partenaires medias qui ont accompagné le festival cette année, on a eu le plaisir de recevoir la blogotheque (dont on voit ici Chryde, le taulier), qui a réalisé une série de concerts à emporter autour de certains artistes du Festival.
A titre personnel j’ai complètement adoré voir Chryde et Nora, si souvent croisés sur twitter, leurs blogs respectifs ou collectifs (oui oui, bienbienbien c’est aussi eux en partie). J’ai pu voir en petite souris le tournage de 4 concerts à emporter (j’ai ainsi rattrapé mon retard sur un parisien moyen), et je vais pouvoir vous révéler leur secret, ce qui fait le cachet des concerts à emporter : ils aiment ça.
Cette équipe était constamment au taquet, sur le coup, clope au bec, à droite , à gauche, calant les concerts à emporter entre les concerts du festivals, brainstormant sur les chaises longues, allant d’un endroit à l’autre, faisant signer la paperasse – le tout en devenant amis avec 80% des artistes, et finissant les 3 nuits du festival en afters anisées. Et le sourire au lèvres. Et sympas.
Personne n’est vraiment redescendu du séjour, ni les artistes, ni les locaux, ni l’organisation, ni les partenaires – vous savez, c’est un très bon signe quand ça se passe comme ça.
Le plus gros défi va être de supporter le grossissement inéluctable du festival, en jauge, en budget, donc en artistes, sans qu’il ne perde le cachet couleur locale, intimiste, hédoniste et cigalesque qui en fait son charme.
En général, quand on nous parle d’un “Festival d’été à taille humaine”, vous avez une chance sur deux pour que Dave ou Indra s’y produise. “Festival d’été à taille humaine dans le Var”, c’est encore pire, on peut avoir droit à un duo d’Indra et Dave, suivi d’un spectacle de magie à base de caniches.
Mais Midi Festival French Riviera, qui fêtera sa cinquième édition les 24, 25 et 26 Juillet prochains, échappe à tous ces stéréotypes. Une prog à la pointe, un cadre idyllique, les pins de la Villa Noailles à Hyères, et, cette année une plage s’ajoute aux sites de concerts.
J’ai la chance de collaborer à ce festival en m’occupant avec mes modestes moyens de son site web – l’avantage, c’est que pour un petit festival de Province, il a la Craypion touch, en étant un des premiers à avoir son compte twitter, facebook, son pool flickr de fans, etc. Labeur en échange de quoi j’ai le privilège chaque année d’être Selector entre deux artistes, car il n’y a pas que sur Spotify que je fais des playlists.
Bref, tout ça pour dire que grâce à mes relations insensées avec la Team Midi, j’ai le privilège d’avoir dérobé la programmation en avant première (les artistes confirmés en tout cas), et je vais me faire un plaisir de la spoiler ici et maintenant : Villa Noailles
Vendredi 24 juillet
GET BACK GUINOZZI! – FR
DENT MAY HIS MAGNIFICENT UKULELEE – USA ARTO LINDSAY – USA
JEFFREY LEWIS & AND THE JUNKYARD – USA
Samedi 25 juillet
***artiste en cours de validation***
LITTLE PICTURES – NZ
MAHJONGG – USA
TELEPATHE – USA
Dimanche 26 juillet
FRANCOIS VIROT – FR
THE WAVE PICTURES – GB
JEREMY JAY -
SKELETON$ – USA
Plage du bikini :
Samedi 25 juillet
NEWFOUNDLAND – FR
DENT MAY HIS MAGNIFICENT UKULELEE – USA
***artiste en cours de validation***
Arto Lindsay et Jeffrey Lewis le même soir, c’est génial, et ça met la larme à l’oeil de voir l’évolution de ce petit Festival 100% sudiste.
Alors si vous voulez passer un bon moment musical dans un cadre cigalesque, et trinquer avec votre serviteur, réservez vos dates.
Comme quoi, shooter des concerts de nuit et ne pas avoir de flash, ce n’est pas forcément un plan de loser : une de mes photos du live de Yacht prise durant le Midi Festival 2008 fait la pleine page dans le numéro de ce mois-ci de Magic! (#123), page 92.
La classe ! Je savais que l’équipe de Magic! avait du gout en musique, maintenant je sais qu’ils en ont aussi en photo, ils sont bien ces garçons.
J’aurai le très grand plaisir d’assister les 25, 26 et 27 Juillet prochains (vendredi et ce week-end) à l’édition 2008 de Midi Festival French Riviera, qui se déroulera à Hyères à la Villa Noailles.
Un Festival qui récolte les compliments depuis sa création, pour sa programmation fraîchissime (le poisson bouge encore) d’artistes en pointe , son ouverture d’esprit, son cadre exceptionnel de beauté et de convivialité. Visitez le site pour découvrir le line-up succulent de cette année. Si vous ne connaissez pas, c’est très bon signe.
Vous avez peut être fait voeu de fidélité auprès de votre compagne (gnon) ou de votre épouse (poux), mais vos oreilles, elles, ont le droit d’aller partouzer de temps en temps.
Pour les milliers de fans du blog, j’aurai même le plaisir d’être sélector entre deux artistes le dimanche 27.
Ma playlist sera colorful et hétéroclite avec des artistes comme The Danielson Famile, Violent Femmes, Mount Righteous, The Residents et Jean Passe.
Bazoocast S1E2 – Où l’on parle de la Podcastosphère, des roux, des artistes CC Commons « The John Francis » (Folk) et « Ictus » (Electro Hip-Hop), où l’on entend ma mère, et où l’on interviewe Frederic LANDINI, organisateur du festival Midi Festival