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Pour mémorandum, le lien vers mes sept articles : Poke me I’m Cannous / Oecuménie de marché / Wall Street 2 : Gekko, technos, etc / Inside the news pt 1 : 1h sur twitter / Inside the news pt 2 : salle de presse / Algerie et Aïoli et Season Finale.
L’expérience fut bien sûr enrichissante pour moi, plein de belles découvertes, de rencontres IRL bien cool, beaucoup trop de pizzas et de concentration requise pour mener durant 10 jours une quadruple vie, comme si la triple habituelle ne me suffisait pas amplement. Je devais être le seul festivalier qui tous les matins emmenait ses gamins à l’école.
D’un point de vue de l’écriture, je n’avais jamais eu auparavant une telle contrainte, 1 article toutes les 48h. Certains hurlaient de rire à m’entendre souffrir de cette cadence, là où ils pondaient volontiers 2 ou 3 posts quotidiens sans plisser les yeux une seule fois, et en plus en festoyant chaque soir. Mais si école d’écriture il y a, je n’avais pas fait celle où l’on écrit plusieurs fois par jour. J’ai quasiment commencé à écrire des articles à peu près corrects quand j’ai démarré chez Bienbienbien il y a huit mois – et là-bas on a le luxe de n’écrire que quand on le sent, que lorsqu’on pense que le papier est bien – et quand la deuxième condition est remplie, elle permet aux lecteurs de pardonner les conséquences de la première, c’est à dire un rythme hectique et irrégulier.
Durant ma mission festivalière, mes 4 premiers articles ressemblaient dans leur forme à ce que j’ai toujours fait, des articles thématiques, traitant d’un sujet précis, mais le rythme effréné du festival et disons-le une certaine fatigue intellectuelle m’ont fait un petit peu changer d’orientation sur la dernière ligne droite. Des articles plus gonzo, à la première personne, sans thème unitaire particulier. Des trucs plus courts s’attardant plus sur mon environnement, l’interaction avec les autres, les petits détails qui habillent une scène. Et tandis que je prenais beaucoup de plaisir à écrire ce genre de trucs, j’ai réalisé que peut-être pour la première fois j’employais un ton de blogueur. A regarder l’historique de ce blog, henrymichel.com, dont l’animation a largement baissé une fois que je suis rentré chez BBB, il n’a jamais vraiment eu un contenu de blog, dans le sens journal de bord, récits du quotidien 1e personne, bouts de phrases, humeurs ou billets “juste en passant”.
Je n’ai jamais osé y écrire pour ne rien dire, ou écrire des trucs courts, sans début ou sans fin particulière. Et finalement, alors que je peux continuer à traiter des thèmes qui me tiennent à coeur sur BBB, ou à l’avenir sur Slate.fr quand le thème s’y prête mieux et plait à la rédaction, ce serait le moment pour revenir à des choses moins formelles ici, prendre le plaisir de m’y exprimer un peu plus, sans la contrainte de vouloir “faire un bon papier”. En plus de me permettre de satisfaire une envie d’écriture différente, bloguer ici me permettra aussi de ne pas être lu par les mêmes personnes, et de peut-être réussir à écrire à un rythme plus soutenu, voire quotidien.
Ce sera pas la même chose, ce ne sera pas le même lectorat : je ne veux pas avoir la pression d’être forcément intéressant, ce coup-ci. Et je n’en voudrai à personne de ne pas aimer ce que je fais ici, de rester sur sa faim, si je me mets à écrire un peu plus fast-food – j’ai décidé qu’ici c’était chez moi, et que j’allais y mettre des pantoufles.
Pour résumer, ici, je vais lancer mon blog.





