Archive for the ‘réflexion’ Category

Un plaidoyer pour le dislike

Tuesday, February 1st, 2011

Pour Dieu sait quelle raison, une publicité diffusée pendant Noël vantant les mérites d’un pack Canalsatellite m’est sortie des yeux à un point rarement atteint auparavant.
Etait-ce dû à la voix de l’interprète, à la musique, aux passages en boucle à la radio, honnêtement je ne pourrais pas vous le dire. Mais l’écoute seule de cette chanson, avec ou sans l’image, provoque en moi une vague de stress me portant au bord de l’évanouissement.

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Tweest, les journalistes et le LOL

Thursday, January 14th, 2010

Cette fois-ci l’heure est grave pour le rire français. Un nouveau service lancé par Le Post cette semaine, intitulé Tweest, permet à l’internaute lambda, qu’il soit familier ou non à twitter, de lire les fils de journalistes et de politiciens. En deux tranchées bien séparées, un peu comme les Vampires et les Lycans, ou les Newman et les Chancelor – pas vraiment copains mais fricotant de temps à autres. L’outil, s’il est plutôt sympa, met néanmoins le doigt sur le grand flou métaphysique et identitaire dont jouissaient les journalistes jusqu’à maintenant sur twitter (oui, on peut mettre un doigt sur un flou).
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Le Blogueur et son orchestre.

Wednesday, May 27th, 2009

ban-orchestre

OK, ça va, j’ai lâché un temps le blog, je vais le reprendre. Quand on ne poste pas, cela ne veut pas dire qu’on ne fait rien, on fait plein de choses en fait. Mais la forme d’un blog est telle que le dispositif devient très rapidement désert et déprimant, même si l’absence n’a duré que quelques jours ou quelques semaines. C’est vraiment paniquant.

Comme les voitures à Moscou l’hiver, garées le long des zones résidentielles – si vous avez le malheur de ne pas la sortir de la journée, elle se retrouve sous un mètre de neige grise, et donne l’impression d’avoir été abandonnée depuis des années.

Avant la reprise, je vais me permettre d’écrire un petit instant sur ce rendez-vous si particulier que représente un post, entre moi et quelques lecteurs. Et le nombre incalculable d’interrogations que je me fais à ce sujet.
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Un endroit pour aimer et être aimé.

Thursday, April 2nd, 2009

banner

Je suis arrivé sur Stars-Portraits.com avec une hache, et en suis reparti avec une fleur.
Ce site communautaire de dessins amateurs se distingue d’abord par la diversité des travaux proposés par ses membres, de l’ultra-médiocre à, parfois, de l’excellent.
Mais il recèle surtout, à travers la base de fans qui s’y exprime, et la réciprocité des compliments entre dessinateurs, un concentré d’amour qui m’a laissé rêveur. (dessin banniere steev-o cc-by-nc-sa)

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Les Joies de la Patterne.

Monday, March 23rd, 2009

La Patterne, c’est la représentation mentale que je me fais de ma Friendlist.

Lorsque je modifie mon statut sur Facebook, ou émets un message général, je cible inconsciemment mon message à ce Grand Tout que représente ma Friendlist.
Durant les 30 secondes pendant lesquelles je rédige mon statut, je n’ai bien sûr pas le temps de passer au filtre de chacun de mes amis la pertinence de mon message. Pour éviter cette étape laborieuse, je confronte mentalement mon message à la réaction de la Patterne.
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Black-Out Français ou Backlink Party ?

Thursday, February 26th, 2009

hadopi

Si le mouvement français anti-hadopi ne radicalise pas un petit peu sa démarche et son discours avant le 4 Mars , le grand blackout francophone préconisé par la quadrature du net ne sera qu’une backlink party tristement cynique.
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Musicien : DTC

Saturday, February 21st, 2009

gratt

On ne peut pas dire que ce début de 21e siècle soit vraiment sympa pour les musiciens de plage à l’ancienne : ceux qui devaient apprendre à jouer de la guitare pour emballer les filles.

Une conversation entendue à la cafèt’, mon passage au mode expert dans RockBand, et la sortie de Songsmith de Microsoft font naître en moi une théorie qui tient la route. Les geeks ont mis leur misère aux musicos qui leur faisait tant concurrence en 1993. Je détaille après le jump.
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La Vie Vs Web 2.0 épisode 1 : Seesmic Vs les potes.

Monday, August 4th, 2008

Seesmic
Si on ne fait pas gaffe, on peut débuter en caleçon devant son écran à bouffer une pizza.
La vie moderne aidant, les chances de socialiser se font minces, mais on se voit via internet.
On n’hésite pas à se montrer au naturel, affalé sur le sofa, on s’en fout : on est sur Seesmic.
Puis on parle de tout et de rien pendant des heures.
Puis on devient proches.
Puis on se rencontre finalement au restaurant/en boite/au bar.
Wow c’était trop cool cette soirée.

RL
On se rencontre au restaurant/en boite/au bar.
Wow c’était trop cool cette soirée.
On devient proches.
Puis on parle de tout et de rien pendant des heures.
On n’hésite pas à se montrer au naturel, affalé sur le sofa : on s’en fout on est potes.
Puis la vie aidant, les chances de socialiser se font minces, mais on se voit via internet.
Si on ne fait pas gaffe, on peut finir en caleçon devant son écran à bouffer une pizza.

ok, c’est un peu naze, mais il y avait de l’idée.
Je ne publierai pas les commentaires infâmants ou mentionnant Steevie Boulay.

Couple : Le Web 2.0 et les nouvelles infidélités

Wednesday, May 21st, 2008


En quoi les réseaux sociaux contribuent-ils à redéfinir la notion d’infidélité dans le couple ?
En quelque sorte, est-ce que poker c’est tromper ? La suite après le jump.
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Eia à Césaire, le blanc te salue.

Friday, April 25th, 2008

Cahiers d’une Arrivée

Jeudi Dernier, arrivée à Fort de France, Martinique. Aéroport Aimé Césaire.
On m’y annonce qu’Aimé Césaire est mort.
Un homme que j’aimais, au sujet duquel j’avais déjà écrit sur ce blog, un « péyi » que j’admire, un week-end intense à envisager, un emploi du temps professionnel annulé pour deuil national. Mais le sentiment, dans cette tristesse ambiante, d’être chanceux de pouvoir être là pour ces jours-là.

Des fleurs de balisiers, symbole du Parti Progressiste Martiniquais que fonda Césaire, partout sur les routes, partout dans les mains, comme des flammes immobiles, des Martiniquais dignes mais attirés comme un aimant par la procession, la voiture, toucher la vitre, dire Adieu, et suivre, klaxonner, chanter, pleurer, réciter, se faire voir ou se cacher, jusqu’au stade Dillon/Aliker, où il fait déjà nuit, trois heures de retard, le cercueil se pose, et où l’on vient encore, où l’on ne fait que commencer de venir, le cercueil, toucher la vitre du cercueil.

A Fort-de-France des panneaux en papiers immaculés ont été tirés pour que la rue puisse écrire sa douleur, mais le fond est moins spontané, moins naturel, les phrases se ressemblent, sont moins précises que les regards, on se rend compte que la connaissance de Césaire est disparate, qui de connaitre le chantre de la négritude, qui de louer le symbole, qui de louer l’éternel maire de Fort de France. Quelque soit le degré de connaissance au sujet de Césaire, la douleur semble être la même.

Lire Césaire quand on est blanc

Césaire m’a non seulement fait prendre conscience d’une douleur exprimée, de la part de responsabilité qui résonne en moi, de la part de bourreau mais aussi de victime, mais le terme d’universalité qu’on utilise à tout bout de champ en ce moment pour qualifier son oeuvre est tout à fait juste.

Non seulement l’Antillais n’est pas un africain, puisque coule en lui du sang blanc, noir, caraïbe, mais une lecture de Césaire permet d’élargir cette négritude à tous les opprimés, colonisés, fléchis de la terre.
In extenso, pêle mêle accolés dans les actualités, se télescopaient dans les journaux télévisés des nègres tibétains, des nègres palestiniens, des nègres de toutes les couleurs.
Et si l’œuvre de Césaire est importante, c’est non pour avoir rétabli une vérité, car il n’est de vérité poétique, mais rétabli une fierté.

Dans ce que me disaient les martiniquais je retrouvais souvent ces termes : vertical, droit, fier.
« Un homme vertical ». Pas courbé, pas penché, droit, fier.
Et si identité il y a, c’est encore une identité faible, peu solide, à construire. Identité précaire d’un peuple partagé entre un passé douloureux, un présent assez bancal, et un avenir indéterminé.

Ce passage d’Edouard Glissant dans « Le Discours Antillais » (folio essais, 1997) illustre à mon sens magnifiquement cet entre-deux :

“Aussi bien, si cet espace n’est pas l’espace ancestral, ce n’est pas non plus un espace possédé. La collectivité martiniquaise s’équilibrerait de savoir qu’entre l’idéal perdu du retour à l’Afrique et l’idéal de la promotion à la citoyenneté française, une réelle et dense dimension a été mise entre parenthèses au fil de l’histoire subie, et qui est la possession soufferte de la terre nouvelle.
La légitimité de cette possession collective n’est pas même esquissée. Il n’y a ni possession de la terre, ni complicité avec la terre, ni espoir en la terre. La prodigalité (ou l’apparente insouciance) dont semblaient faire preuve les Martiniquais relève de ce sentiment obscur d’être littéralement de passage sur leur terre.”

Verticaux / Horizontaux

Pendant ces obsèques nationales et verticales, à l’hôtel Carayou des Trois-Ilets (fort agréable et très bon service au demeurant), des métropolitains ayant payé pour le voyage sont en position horizontale, au soleil.

Manger seul au petit déjeuner vous permet d’observer en zoologue certains de ces touristes à la peau rouge et au débardeur échancré s’adresser au personnel Martiniquais comme s’il s’agissait de petits macaques obéissants. Ceux qui sont vraiment à coté de la plaque, ce sont eux. Ces quelques touristes métropolitains. On leur a dit qu’avec le personnel hôtelier des Antilles, fallait pas se laisser faire, faut être sec et cassant tout de suite, après ça passe. Vraiment. Ils feraient mieux d’un peu plus lire Césaire.

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