Archive for the ‘humeur’ Category

Bio

Thursday, April 14th, 2011

Avant-propos qui peut claquer entre deux toasts : j’ai écrit pour Arte.tv une chronique sur la grossesse en milieu artificiel. C’est ici.

J’ai mis beaucoup de temps à me réconcilier avec les magasins bio – et pour cause : les deux magasins bio que j’ai fréquenté durant plusieurs années, d’enseignes différentes, étaient des maisons de fous. Je tiens à préciser, à l’attention de l’association française des magasins bio, que je ne tire là aucune généralité sur les magasins bio de l’hexagone. Je veux bien même admettre qu’il n’y ait que deux magasins bio de cinglés en France – dans ce cas, ils sont dans les Alpes Maritimes, j’y ai souffert et tremblé pendant presque un an et demi en tant que client.

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Hadopi : Sommes-Nous des Boeufs ?

Tuesday, March 17th, 2009

banbb

Suite à mes articles et dans lesquels j’encourageais une action plus signifiante en opposition à Hadopi, j’ai finalement choisi personnellement la date du 31 Mars, jour de la reprise des débats, pour fermer les rideaux complètement. Un tel délai, si vous vouliez aussi l’adopter, laisserait assez de temps pour une large mobilisation.

Et un petit détail résonne dans un coin de ma tête : pourquoi nous sentons-nous si peu dangereux, si inoffensifs en cas de mobilisation générale ? N’avons-nous pas créé Mickael Vendetta ? Ne coûtons-nous pas des millions d’euro à l’industrie du disque ? Est-ce juste Français, ou juste générationnel, de ne pas oser espérer pouvoir foutre le bronx du siècle sur Internet ? On est est chez nous ou pas ?

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BlogDay 2008 : les 5 blogs que je choisis

Sunday, August 31st, 2008

Aujourd’hui c’est le blogday, et chaque blogueur est invité à mettre en avant 5 blogs chers à son coeur.
En espérant que quelques âmes charitables penseront à HMRW, voici ma sélection.

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Cindy Sander, La Schpounzette

Sunday, April 27th, 2008

Connaissez-vous l’histoire du Schpountz, popularisée par Fernandel ? C’est l’histoire d’un gentil gars de Province, rêvant de célébrité, qui, un beau jour, se fait prendre en sympathie par une bande de Parisiens du « Show Bizz » grinçants et rieurs, qui abuseront de sa naïveté en lui faisant croire à son talent là ou tout n’était que moqueries. Regardez cet extrait et je vous explique après :

Toute droit venue de son Strasbourg natal, la jeune Cindy Sander, d’abord recalée par le Jury de la Nouvelle Star, puis récupérée, essorée, maquillée, trimballée recyclée en single M6 Interactions, est la nouvelle Schpounzette.
A voir, lors du dernier prime de « La Nouvelle Star », le ton condescendant et cynique de Virginie Elfira à la fin du playback pathétique de la strasbourgeoise. Tout le monde s’amuse bien de la demoiselle. J’avais l’impression de revoir le Schpountz. Quelques réflexions :

- La grande justification des équipes de prod et attachées de presse responsables de ce « buzz » Cindy Sander est de dire que c’est un « jeu réciproque », qu’en réalité Sander sait se donner aux journalistes et en profite bien. C’est faux. Cindy ne gagne pas d’argent pour l’instant, et les magazines, M6, ayant fait grand renforts de pub durant l’émission annonçant la pauvrette, et l’ensemble du dispositif autour d’elle se rincent.

- Je signale que le compagnon de Cindy a quitté son emploi en usine pour faire « manager ».

- Quelque soit le niveau de Cindy, elle vendra plus de singles que l’ensemble des candidats de cette saison réunis.

- Le Jury collabore à cette exposition pathétique de la Strasbourgeoise. André Manoukian lui déclame un poème volontairement grotesque, paisiblement sûr qu’elle ne comprendrait rien.

- M6 a voulu trouver cette année son Sanjaya Malakar à elle, le candidat de la saison 6 d’American Idol, désarticulé et crécelle, que le public avait dangereusement plébiscité selon toute logique musicale sous l’impulsion du radio host Howard Stern. Formidable booster d’audience. A la différence près que Malakar était un grain de sable dans la mécanique, et que cette fois-ci le grain de sable fait partie intégrante de la mécanique. Humiliation -> Buzz -> Production.

- Un jour, cette surenchère, cette incompétence généralisée de la production française, sera stoppée net par un suicide. A titre d’exemple, le suicide d’une coiffeuse de province a qui on aurait fait croire au succès, dont le petit ami aura lâché son taff pour se lancer à corps perdu vers la lumière. Des émissions auront lieu, des débats, on brandira les titres « la télé réalité a-t-elle été trop loin ? », « le miroir aux alouettes s’est-il cassé ? », et la cocotte minute aura relâché un peu de pression. Malheureusement il faudra en arriver là pour que les gens comprennent.

- Quoi qu’il en soit, malgré tout ce cynisme, ce parisianisme, ces moqueries, le résultat net de l’opération Sander sera pour les productions M6 une source supplémentaire de revenus et une opération « satisfaisante ».

Le Génial Césaire

Sunday, January 6th, 2008


Aimé Césaire m’impressionne toujours. Certains d’entre vous ne le connaissent pas, l’ayant juste aperçu serrer les paluches des politiciens lors de leurs voyages électoraux aux Antilles. Ne sous-estimez pas ce vieillard sourdingue, c’est un poète majeur, un combattant, un écrivain entré en politique qui aura cristallisé par le biais de son concept de “négritude” tout le malaise du peuple antillais.
François Fillon, notre premier ministre, est actuellement en vacances tournée aux Antilles, accompagné de quelques-uns de ses ministres.

De ce protocole coincé et peu chaleureux, je ne retiendrai pas Fillon qui a la bonne idée de parler de lui et de ses petits problèmes (“Il est difficile d’être le 1er adjoint”), mais les phrases prononcées par Césaire, qui sont toujours belles et justes.

“La Martinique est pauvre, petite, angoissée, mais toujours espérante. C’est un modèle réduit du monde actuel.[...]Les petites choses sont embarrassantes, c’est vrai. Mais nous avons une certaine importance. [...] Nous sommes le symbole de quelque chose, le symbole de la vieille France, de la vieille politique, de l’espérance et de l’avenir.”

Comprendre : ok en l’avenir, mais ce que nous sommes, nous le sommes aussi devenu grâce et à cause de la France.
Fillon aimerait faire passer le message, les Antillais doivent faire face à leurs responsabilités, la grande vague sarkozy doit aussi atteindre les rivages des Caraïbes.
Mais est-ce si simple. Est-il si facile aujourd’hui de professer aux Antilles Françaises les vertus de l’exportation et d’une certaine autonomie de production, après deux siècles de couveuse et d’assistanat infantilisant ? Le débat est trés complexe.

Et j’ai aimé Césaire, vieux chat malicieux, dire à la brochette de ministres devant lui :

Nous comptons sur vous. c’est grâce à vous que nous survivons.

Il n’est pas de son habitude d’être si complaisant avec ses interlocuteurs.
Il faut relire la phrase : notre territoire d’Outremer survit grâce à vous. Notre territoire d’Outremer est en situation de survie, et vous êtes lié à nous.

Amusant face à face avec le premier ministre qui parlait lui-même il y a quelque temps d’un pays en situation de faillite.

Archive Video de la visite de Fillon en Martinique sur TF1 :
http://videos.tf1.fr/video/news/france/0,,3674746,00-francois-fillon-martinique-.html
Aimé Césaire sur wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_C%C3%A9saire

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Facebook Vs Second Life ? Ben non.

Saturday, January 5th, 2008

FaceBookAyant une place active dans Second Life (SL) depuis Mai 2006 (pour suivre mes pérégrinations second lifienne, rendez vous sur The Second Blog), et goûtant aux joies de FaceBook (FB) depuis plusieurs mois, j’ai détecté quelques points communs aux deux plateformes.
De manière assez amusante, certains amis détracteurs de Second Life s’adonnent sur FB aux mêmes vicissitudes sans forcément s’en rendre compte.
Quels points communs ont ces deux univers ?

Vous n’y êtes pas vous même.
L’avatar de Second Life est une version rêvée et sublimée de l’utilisateur – mais pas beaucoup plus que le profil que l’on se peaufine sur FaceBook. Le choix des photos, des galeries, des applis et des phrases de statuts subliment tout autant une réalité bien moins sexy. Un ami me disait réçemment : dans un certain milieu professionnel (on va dire pour rester vague les “agences”), non seulement facebook est devenu un outil important, mais presque pour certains le dernier espoir auquel s’accrocher :

Des crevards rayés du métier se donnent l’air ultra débordés, d’autres qui ont prix 20 kilos en deux ans postent leur photo de mariage, l’important est de montrer qu’on est là tout en travaillant à bloc, mais pas trop quand même pour ne pas faire trop “salarié”, le but est de se montrer travailleur ET dispo sur facebook sans avoir l’air addict. Sauf si quelqu’un dit qu’il est addict, là on le suit en disant qu’on est aussi addict. Mais si personne ne le dit faut pas le dire.

Bref, le gazier sur facebook, c’est une représentation virtuelle. Une valorisation de soi même.
Et le succés des réseaux dits sociaux tient surtout de ça. De la désespérante envie des gens d’être valorisés, rassurés. De la peur panique d’être ignorés.

C’est un Time-Waster.
Il y a tout autant préoccupant que les “No-life” addicts aux MMORPG, ce sont les attachées de presse désoeuvrées, graphistes noctambules, consultants nerveux, politiquards du social networking, qui passent les trois quarts de leur existence sur Facebook. Certains d’entre eux s’étaient déjà amusés sur Myspace avec pas grand chose – en comparaison, sur Myspace, à part poster un com entre deux pubs clignotantes, il y avait peu de moyens d’emmerder son interlocuteur.

Ces addicts-là de Facebook se funwallent les uns les autres, s’envoient des vidéos de blondes, des quizz, des commentaires vagues (on ne sait jamais à qui ils s’adressent exactement), checkent leur message box toutes les deux minutes. Pour le coup, je donne raison à ceux qui avaient évoqué très tôt FaceBook comme un Os, un système d’exploitation. Pour simplifier un cadre de vie : sur le web, c’est là que certains font caca , pipi, mangent, lisent leur mail. C’est leur maison.

On y flirte.

Certains détracteurs de Second Life s’amusaient à dire qu’il est difficile d’y passer 5 minutes sans y être racolé pour de l’argent ou pour de la drague. Facebook subit le même sort, de manière plus softcore, mais tout autant intense. Are you flirtable, kiss kiss, tirelipinpon, dis moi la vérité dans l’honesty box, compare moi avec les gens, bisous bisous dans le cou, des milliers d’applis nous submergent tous les jours mettant en scène des jeux cliniques et glaciaux de flirt interposé.
Le plus petit dénominateur de relation est le poke. Le poke est au sexe ce que le ping est à la connexion internet : une fonction phatique, de rappel de liaison, are you there, do you love me, je te poke. Il y a d’ailleurs, par Dieu sait quel miracle, une dimension physique palpable du poke. Le you have been poked n’est jamais, jamais innocent. De grands gaillards aux cheveux gris et costume cravatte pokent tous les jours avec des conservatrices de musée sur facebook.

On pourrait y dire des trucs intéressants, mais non.
Ca a été ma grande surprise dans Facebook, et je crois que la situation n’évoluera jamais, peut être à cause de l’interface, ou du système d’invitations. Je pensais qu’à l’instar de Myspace, ou d’une solution plus évoluée de blogs, il y aurait de vrais échanges, de vrais déballages de gouts, de passions, plus d’applications tournées vers l’intime. Certes, quelques utilisateurs postent leurs morceaux préférés, ou leurs photos, bien sur, mais la grande majorité des échanges sur Facebook reste d’une vacuité à s’évanouir : ces mêmes personnes qui pourraient se suicider devant VideoGag envoie à la pelles des video Youtube tartes à la crème, ou des jpeg à transférer en masse pour la joie de tous.
Il y a très peu de personnes que je connais mieux grâce à FaceBook. Ce qui n’était pas le cas avec Myspace, ce n’était pas seulement du à la customisation des sites. Quand je rentre dans le myspace d’un copain, je peux passer une bonne demie heure à écouter ses sélections, j’ai vraiment l’impression d ‘être dans une annexe de son appart.
Je n’ai pas eu cette impression sur FaceBook. Métaphore suprême, à enregarder les applications les plus installées et partagées, on se vampirise, on se zombise.
Tiens, je te touche, et toi aussi, maintenant, tu es vidé de ton sang. Envoie des vids de blondes avec moi sur Facebook.

Vous avez remarqués d’autres similitudes de ce type, sur Facebook, vous ?

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