Un troisième et dernier épisode mettant en avant Jeffrey Lewis, Jeremy Jay, The Wave Pictures. Sur l’ensemble des trois épisodes, beaucoup de belles choses et de bons moments. Seul manque assez flagrant qui me choque un chouilla, l’absence assez inexpliquée de Get Back Guinozzi de la série. J’espère qu’ils ne sont pas victimes de leur 50% de localitude (d’ailleurs l’autre artiste local, Newfoundland, ayant joué sur la plage avant Dent May, n’est également pas cité) – et que l’oubli est du à un problème technique lors de la prise d’images.
Le Midi Festival French Riviera est un festival de trois jours, sous la pinède, jouissant d’une jauge d’environs 500 personnes par soir, et se déroulant à la Villa Noailles, Hyères, chaque été, depuis 5 ans.
On y joue des musiques , sans ghettos de genres, pour peu qu’elles soient de belles découvertes – Midi est un festival défricheur, mais pas seulement.
J’ai une position très privilégiée lors de ce Festival : je fais partie de l’équipe, m’occupant de la résonance de Midi sur le web. Mon travail se déroulant plutôt en amont, j’ai le luxe de profiter pleinement des trois soirées du festival, des artistes, et du public parmi lequel beaucoup de mes amis balancent la tête.
Quelques photos et instants volés de cette édition 2009, avec déjà la nostalgie de ces trois jours. Get Back Guinozzi : ce sont mes amis, j’en ai déjà parlé sur ce blog, souvent en easter egg. Fred et Eglantine sont à l’origine de ce groupe tropicalo-pop, une sorte de kid créole dont le métissage aurait raté et qui aurait les yeux fous et joyeux. Les Get Back Guinozzi ont réçemment signé chez Fat Cat Records et leur 1er album intitulé Low Files Tropical sortira le 19 Octobre. Vous en réentendrez parler…
Jeffrey Lewis & The Junkyard : C’est avec son frère que Jeffrey Lewis a emballé un concert péchu et surprenant – je m’attendais à l’antifolk habituelle du maestro, on a plutôt eu le droit à une folk-rock fort majestueuse, contrôlée et tournée vers le public. Une mutation que Jeffrey Lewis a su opérer là ou ses contemporains du Sidewalk Cafe se sont peut être embourbés. A force d’écumer les salles de concerts, les bras frêles du garçons se sont sacrément musclés, au sens propre comme au sens figuré. Très bonne surprise.
Telepathe – deux new yorkaises que j’attendais beaucoup, attiré par les tracks de leur myspace. Petite déception pour ma part. Un set pas très généreux, un peu mou, et guère contrôlé. Les voix n’étaient pas calées, hésitantes, je suis resté sur ma faim et m’attendait à beaucoup plus de rage et d’énergie. Et peut être à un set un peu plus sexe. C’est très macho de ma part, car je n’attendais pas ça de Jeffrey Lewis.
Dent May and his Magnificient Ukulele : ce garçon aux faux airs de geek en robe de chambre a fait preuve, aussi bien sur la plage du Bikini qu’à la villa Noailles, d’un plaisir de faire de la musique, de partager, et de s’amuser qui a enchanté les festivaliers. Un chansonnier appliqué et enjoué. Voir plus bas pour les films de la blogo, avec une séquence très sympa sur la plage.
Libé a fait peut être l’erreur de sortir son papier pendant le Festival à la fin du deuxième jour, en qualifiant Mahjongg de claque du Festival. C’était vrai….jusqu’au lendemain et la bombe Skeleton$. Les mathématiciens de Mahjongg, dont j’attendais un set expérimental et un peu bruitiste, ont révélé un coté dancefloor filler très surprenant – du gros sons, du beat electro et percussif live, une vrai symbiose calculée, et comme je l’avais écrit dans le programme, “retombant toujours sur ses pattes, comme un chat cinglé”.
Arto Lindsay seul - c’est une configuration rare et une expérience musicale assez élevée – il faut aimer grimper, subir les assauts électriques et noisy de sa douze corde, brusquement adoucis par sa voix douce et impeccable.
The Wave Pictures – un ancien “CD-R Band” Londonien hyper agréable, carré comme il faut, chanteur bogoss et très bon son.
Skeleton$ : le groupe qui a mis tout le monde d’accord, dernier concert du dernier soir – expérience énorme pour tous les spectateurs, toutes générations et backgrounds confondus. Un chanteur Malkmusien qui aurait terminé sa révolution intérieure, des guitaristes longs couteaux hyper racés, collectifs mais capables de monter dans la surface de réparation en un clin d’oeil.
Une sorte de Rock/Jazz prog, mais teinté d’une humidité hard rock et eighties qui enlève tout l’aspect aride de ces compositions cassées, foutraques, et d’une envergure zeppelinienne. J’y ai reconnu ce que j’aimais beaucoup de Faith No More et Mr Bungle, mais avec beaucoup plus d’ambition et de passerelles entre les styles.
Playlist : j’ai aussi l’honneur à chaque édition de passer quelques disques entre les artistes. Voici ma sélection du 1er jour, avant Get Back Guinozzi, et avant Arto Lindsay.
People : parmi les partenaires medias qui ont accompagné le festival cette année, on a eu le plaisir de recevoir la blogotheque (dont on voit ici Chryde, le taulier), qui a réalisé une série de concerts à emporter autour de certains artistes du Festival.
A titre personnel j’ai complètement adoré voir Chryde et Nora, si souvent croisés sur twitter, leurs blogs respectifs ou collectifs (oui oui, bienbienbien c’est aussi eux en partie). J’ai pu voir en petite souris le tournage de 4 concerts à emporter (j’ai ainsi rattrapé mon retard sur un parisien moyen), et je vais pouvoir vous révéler leur secret, ce qui fait le cachet des concerts à emporter : ils aiment ça.
Cette équipe était constamment au taquet, sur le coup, clope au bec, à droite , à gauche, calant les concerts à emporter entre les concerts du festivals, brainstormant sur les chaises longues, allant d’un endroit à l’autre, faisant signer la paperasse – le tout en devenant amis avec 80% des artistes, et finissant les 3 nuits du festival en afters anisées. Et le sourire au lèvres. Et sympas.
Personne n’est vraiment redescendu du séjour, ni les artistes, ni les locaux, ni l’organisation, ni les partenaires – vous savez, c’est un très bon signe quand ça se passe comme ça.
Le plus gros défi va être de supporter le grossissement inéluctable du festival, en jauge, en budget, donc en artistes, sans qu’il ne perde le cachet couleur locale, intimiste, hédoniste et cigalesque qui en fait son charme.
Comme de toutes façons, mon statut de vacancier entraine de la part de mes plus fidèles compères une nuée de moqueries sur mes incompétences à twitter ou bloguer de manière aussi musclée que d’habitude,
Comme, je n’interromps mes brasses ou mes bronzes coulés que pour faire ce qui me plait durant cette semaine de farniente,
Je lance une série kamikaze, pas forcément estivale, sur les écrivains dont le style a marqué ma vie.
Inaugurant la série, le vaillant Charles Peguy. Si ça passe avec lui ça passera avec tout le monde.
Sûrement le film le plus attendu et le plus WTF de la fin de l’année prochaine ! J’irai le voir rien que pour le casting de folie.
Le producteur Jerry Brukheimer a récemment confirmé dans une iTW pour l’agence Cinéfax qu’il porterait à l’écran l’histoire de la libération des Infirmières Bulgares, ou plutôt des 24 heures ayant mené à leur libération par Cécilia Sarkozy et Claude Guéant en 2007. (more…)
L’été, c’est aussi l’occasion pour toutes les municipalités balnéaires ( je vais parler de celles de PACA que je connais bie), d’accueillir sur leurs scènes en plein air des comiques et imitateurs. Un seul but : passer des soirées inoubliables, sous le signe du rire et de la bonne humeur. (more…)
Il reste encore quelques chances pour qu’une partie de vous, mes lecteurs, n’ayez pas vu la soirée de poche de Beirut mise en ligne sur Arte Live Web. Je vous envie comme on peut envier un copain à qui on file un de ses romans d’îles déserte : vous allez avoir du plaisir.
J’ai beaucoup de mal à décrire tout cela. Disons qu’il n’y a pas le moindre centimètre carré de cette vidéo qui ne soit pas merveilleux.
On aimerait presque pouvoir trouver quelque chose de critiquable, le petit détail, le grain d’artifice, ou de cynisme, qui pourraient nous consoler de ne pas avoir été là, dans cet appart, dans cette foule qui, le sourire aux lèvres, connait chaque parole du groupe et semble vive un vrai beau moment, sans ces regards poseurs et autoréférentiels qu’on a parfois sur ce genre d’évènements.
C’est juste beau, et simple, et regardez.
Artistes : Beirut Réalisateur : Benoit Toulemonde, Chryde Cadreurs : Benoit Toulemonde, Benjamin Rohel, Vincent Moon, Thomas Jacquet, Guillaume le Grontec Son : Etienne Pozzo, Gilles Barbier Production : La Blogothèque, StancesMonteur : Nathanaël Le Scouarnec
Mon post sur “40° à l’ombre” n’était pas innocent : il découlait de recherches intensives de ma part sur la délicieuse mutation que va opérer ce blog pour ses quartiers d’été.
Oui, je serai toujours là, malgré de rapides vacances en corse et un festival en fin de mois. Cependant, à l’image des cahiers d’été, aux chroniques plus légères “people à Ramatuelle” de Var-Matin entre Juin et Aout, aux Télé 7 Jeux Spécial Eté, et ses mots croisés astucieux, HMAAST adopte dès aujourd’hui sa formule Summer, consistant en plusieurs points :
- des billets parfois plus légers et plus frais, comme une glace au melon.
- plus de loisirs, de posts de liens, de petites vidéos, de plaisirs plus faciles à digérer pour le cerveau écrasé par la chaleur.
- des découvertes musicales si je termine ce que j’ai commencé.
- un blog d’été également tourné vers l’extérieur : je vais passer mon été chez les autres, les sites et blogs que j’aime, linkant comme un joyeux cochon en maillot. Ca va backlinker sous les tentes.
- du photoblogging LOL quand je le pourrai.
Un autre de mes objectif était de vous éclater les rétines avec un nouveau template Summer/Art Déco 93/Azteca/Saved By The Bell, qui je crois remplit ses promesses.
La photo de départ du loltoshop de la semaine met en scène l’ancien Président Argentin (et actuel first husband du pays), Nestor Kirchner. En soi, elle est très drôle. Nous ne saurons jamais ce qui a provoqué ce rictus de tristesse et de dégout.
Ce qui est sûr, c’est que quelques soit la raison de ce désarroi, les joyeux imbéciles ayant participé à ce #loltoshop sur twitter s’en sont donné à coeur-joie. (more…)
Outre d’annoncer avant tout le monde les morts réelles, Twitter a également la particularité d’annoncer avant tout le monde des fausses morts.
La semaine dernière, en même temps que Michael Jackson, ce fut Jeff Goldblum, soit-disant mort lors d’un tournage en Nouvelle-Zélande.
Au lieu de nous faire un communiqué Adjaniesque et sinistre, Jeff a choisi l’humour et le plateau de Steve Colbert pour un démenti assez drôle, et qui tape bien sur la gueule du petit noizeau bleu. Marche vers la lumière, Jeff. [via twitter]
Quand il y a trop d’unanimité autour d’une séquence télé, il y a matière à LOL.
Zazie chez les papous + Jeuxvideo.com + moi + un fake la blogotheque, et tout d’un coup les images peuvent donner une signification tout à fait différente. (more…)